LE MORVAN

Massif situé au centre de la Bourgogne avec des paysages vallonnés superbes et verdoyants, c’est une région d’élevage peu peuplée avec un climat hivernal froid. La grande partie des sapins qui ornent nos maisons à Noël en viennent.

 Jean-Pierre Vignau y a passé 12 ans de son enfance au sein de la famille nourricière qui l’a recueilli. Il y a passé des moments heureux proches de la nature et éloignés de l’école où en tant qu’enfant de l’Assistance publique, il n’était pas bien considéré. Ceci explique qu’il n’a su lire qu’à 28 ans.

Le Morvan a par tradition été un lieu de prédilection pour placer orphelins et enfants abandonnés. Ils constituaient aussi une main d’œuvre dans les fermes. Les solides nourrices morvandelles étaient aussi appréciées pour la qualité de leur lait.

Dans les forêts il a appris la chasse avec son père nourricier et goutait volontiers la chair du hérisson. Il était en contact permanent avec cette rude nature, ce qui a forgé son caractère.

De santé fragile il a connu à plusieurs reprises l’hôpital de Château-Chinon, ville dont François Mitterrand fut le maire et où se trouve le musée auquel il offrit les cadeaux reçus des chefs d’états étrangers. On peut d’ailleurs y voir un lion empaillé.  

Ce coin très rural de France reste cher à Jean-Pierre car il y a vécu des moments intenses de bonheur simple.

AUXERRE : Les années sages

Auxerre est une charmante ville touristique de 36 000 habitants et la capitale de la Bourgogne Nord.  A l’est et au sud il y a des vignobles connus comme celui de Chablis et d’autres moins célèbres en particulier Coulanges, Saint Bris et Irancy. Sa renommée internationale vient aussi de son club de football longtemps entrainé par l’illustre Guy Roux.

Jean- Pierre Vignau a vécu trois ans à Auxerre, travaillant comme ouvrier dans une des plus grandes entreprises locales. Il partageait son temps libre avec sa belle-famille, le cyclisme de compétition et le football.

Il quitta le coin un peu brutalement quand la Gendarmerie le rappela à ses obligations militaires pour l’envoyer dans un bataillon disciplinaire. Sa période fut presque doublée à cause de ses bêtises à répétitions.

Quand il revint ce fut rapide car il surprit sa compagne avec un autre homme et elle le couvrit d’insultes. Il retorna plus tard dans les environs pour des spectacles de cascades et pour un cours de self défense suivi d’une conférence sur le dépassement de ses peurs et de ses limites au lycée Sant Joseph.

PARIS, LE QUARTIER LATIN :  agité !

Cette partie de Paris est spéciale pour Jean-Pierre Vignau car il s’entrainait régulièrement au mythique dojo de la rue de la Montagne Sainte Geneviève fondé par Henri Plée, le pionnier du karaté en Europe.

Jean-Pierre habitait dans cette rue et travaillait comme chef d’équipe de videurs dans huit night clubs du quartier. Un taxi était à sa disposition pour qu’il aille régler les situations difficiles qui survenaient d’ailleurs plusieurs fois par nuit.

La photo de couverture du livre a été prise au Panthéon à l’extrémité de la rue de la Montagne Sainte Geneviève. Ce monument fut construit par Soufflot originaire d’Irancy, superbe village viticole de l’Auxerrois.

PARIS 20 ème arrondissement : le senseï

Jean- Pierre Vignau a trouvé son épanouissement dans cette fonction de professeur qu’il affectionne tant.

Il a officié dans un dojo rue de Volga et maintenant anime 21 cours par semaine à Fair play Sport (Cours Champagne) qu’il a aménagé avec une touche japonaise. Cette salle est fréquentée par 400 pratiquants dont la moitié d’enfants. Il y règne une atmosphère de sérieux et de convivialité.

Le JAPON : pas de tourisme

Jean-Pierre Vignau s’est rendu 5 fois au Japon sur invitation mais uniquement pour la pratique du karaté. On venait le chercher à l’aéroport pour le conduire au dojo. Les entrainements étaient quotidiens et toute la journée. Les repas et les nuits se passaient au dojo.

Il n’a donc jamais pu faire du tourisme, ce qu’il projette aujourd’hui.

A travers les arts martiaux il est imprégné de  culture japonaise et  dit que tout ce qu’il a appris en matière de self défense il le doit au Japonais.

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